Prévention & Santé

Et si on arrêtait de faire porter au préservatif la faute des comportements ?

Par Wilfried Borg

Le préservatif est une partie de la solution

À chaque débat sur la sexualité, c'est toujours le préservatif qui est au centre des discussions. Les jeunes l'utilisent moins ? On le rend gratuit. On veut relancer la natalité ? Certains proposent d'en augmenter le prix. Les IST progressent ? On en distribue davantage. Mais le problème est-il vraiment le préservatif ?

L'OMS constate une baisse de son utilisation chez les adolescents européens, et rappelle que la réponse passe avant tout par une éducation complète à la vie affective et sexuelle, qui améliore les connaissances et favorise l'adoption de comportements plus protecteurs.

Le préservatif est un outil de prévention exceptionnel. Il protège des IST, évite des grossesses non désirées, sauve des vies. Mais il ne prend jamais une décision à la place de celui qui le porte. La vraie prévention commence bien avant l'ouverture de l'emballage : elle passe par l'information, l'éducation, le consentement, le respect de soi et de l'autre.

En tant que professionnel du secteur depuis plus de 20 ans, je suis convaincu d'une chose : le préservatif est une partie de la solution. L'éducation en est le moteur. Et si nous investissions autant d'énergie à faire évoluer les comportements qu'à débattre du prix d'une boîte de préservatifs ?

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