Les Françaises font moins l'amour. Mais ont-elles moins de désir ?
Les Françaises font moins l'amour. Et si on les écoutait ?
Moins de rapports sexuels, davantage de liberté ? Une nouvelle étude sur la sexualité des femmes, relayée ce 15 octobre 2026 par RMC, nous invite à réfléchir à la place du désir, du consentement et de l'épanouissement dans nos relations.
Chez CondomZ, cette question nous intéresse particulièrement. Parce que derrière les statistiques, il y a des femmes, des hommes, des couples, des attentes et parfois des incompréhensions.
Et surtout, une société qui change.
Les chiffres racontent une évolution profonde
Les Français font moins l'amour qu'autrefois. Ce constat n'est pas nouveau, mais les études successives confirment cette tendance.
Selon l'enquête Contexte des sexualités en France, menée en 2023, 77,2 % des femmes âgées de 18 à 69 ans déclaraient avoir eu une activité sexuelle avec un partenaire au cours des douze derniers mois, contre 86,4 % en 1992.
La fréquence des rapports diminue également.
Une étude de l'Ifop publiée en octobre 2026 souligne qu'environ une Française en couple sur quatre n'a pas de relations sexuelles, sans nécessairement vivre cette situation comme un problème.
Mais faut-il réellement s'inquiéter de cette évolution ?
Et si nous regardions ces chiffres autrement ?
Faire l'amour n'est pas une obligation
Pendant longtemps, la sexualité a été considérée comme un élément presque obligatoire de la vie conjugale.
Être en couple impliquait d'avoir des rapports sexuels. Ne pas en avoir pouvait être interprété comme le signe d'un dysfonctionnement, d'un manque d'amour ou d'un échec.
Mais qui a décidé qu'un couple devait faire l'amour un certain nombre de fois pour être heureux ?
Le désir ne se décrète pas. Il ne se mesure pas à une fréquence hebdomadaire. Et il ne devrait jamais être vécu comme une dette envers son partenaire.
Aujourd'hui, davantage de femmes semblent revendiquer le droit de choisir leur sexualité, y compris celui de ne pas avoir de rapports.
Ce n'est pas nécessairement un rejet de l'amour ou de l'intimité.
C'est parfois simplement l'affirmation d'une liberté.
Et si les hommes devaient apprendre à écouter autrement ?
C'est probablement l'une des questions les plus intéressantes soulevées par cette évolution.
Pendant des générations, nous avons transmis une représentation de la sexualité largement construite autour du désir masculin.
L'homme devait prendre l'initiative. La femme était supposée répondre à cette attente. Et la réussite d'une relation se mesurait parfois davantage à la performance qu'au plaisir partagé.
Heureusement, ces représentations évoluent.
Mais les habitudes, elles, ne disparaissent pas aussi vite.
Entendre qu'une partenaire n'a pas envie, qu'elle souhaite autre chose, ou qu'elle ne considère plus la sexualité comme une priorité, peut bousculer certaines certitudes.
Pourtant, écouter ne signifie pas renoncer à son propre désir.
Cela signifie reconnaître que celui de l'autre possède exactement la même légitimité.
Et que le dialogue vaut toujours mieux que la pression, la culpabilité ou le silence.
Moins de rapports ne signifie pas moins de bonheur
Nous vivons dans une société qui aime mesurer.
Le nombre de partenaires. La fréquence des rapports. La durée. La performance.
Comme si la sexualité pouvait être évaluée à travers un tableau de bord.
Pourtant, une relation intime peut se construire autour de mille autres choses : la tendresse, la complicité, les gestes, la confiance, le rire, le partage ou simplement le plaisir d'être ensemble.
Certaines personnes souhaitent une sexualité fréquente. D'autres non.
Certaines vivent très bien sans rapports sexuels. D'autres ressentent un manque réel.
Aucune de ces situations ne devrait être jugée.
L'essentiel est de pouvoir exprimer ses attentes, entendre celles de l'autre et construire une relation dans laquelle chacun trouve sa place.
Chez CondomZ, nous défendons une sexualité choisie
Nous vendons des préservatifs depuis 2003.
On pourrait donc imaginer que la baisse du nombre de rapports sexuels soit une mauvaise nouvelle pour notre activité.
Mais nous préférons y voir une question bien plus importante que notre marché.
À quoi servirait de promouvoir la sexualité si nous oubliions de défendre la liberté de celles et ceux qui la vivent ?
Notre métier, c'est la protection.
Mais notre conviction va au-delà du produit.
Nous croyons à une sexualité libre, respectueuse, consentie et épanouissante.
Nous croyons au droit de dire oui, au droit de dire non, au droit de changer d'avis.
Et nous croyons que le plaisir ne devrait jamais être une obligation.
Un préservatif protège lorsqu'on choisit d'avoir un rapport sexuel. Il n'a aucune raison d'être lorsqu'on choisit de ne pas en avoir.
Et c'est très bien ainsi.
Peut-être que la véritable révolution est là
Pendant longtemps, nous avons demandé aux femmes de s'adapter aux attentes de la société.
Aujourd'hui, elles expriment plus librement les leurs.
Ce changement peut créer des incompréhensions, des désaccords et parfois des remises en question profondes dans les couples.
Mais il peut aussi nous permettre de construire des relations plus équilibrées.
Alors, plutôt que de nous inquiéter uniquement de la baisse du nombre de rapports sexuels, posons-nous une autre question :
Et si le progrès n'était pas de faire davantage l'amour, mais de mieux respecter la manière dont chacun souhaite le vivre ?
Chez CondomZ, nous pensons que c'est une évolution qui mérite d'être écoutée.
Faites l'amour, pas la guerre. Mais surtout, faites-le quand vous en avez envie.
Sources : RMC, 15 octobre 2026 ; enquête Ifop pour Passage du Désir, octobre 2026 ; Inserm, enquête Contexte des sexualités en France 2023.