Comment lire ce dossier. Quatre étiquettes signalent la solidité de ce qui est écrit : Établi (plusieurs sources concordantes), Discuté (les sources ou les historiens divergent), Légende (récit sans valeur historique) et Revendication du fabricant (argument commercial, non démontré). Un paragraphe sans étiquette repose sur une source dont le contenu est établi, avec sa date quand elle est ancienne.
Repères chronologiques
Chaque étape indique sa source et son niveau de certitude.
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La première pilule contraceptive
DiscutéLa FDA américaine autorise l'Enovid, première pilule contraceptive, après l'avoir reçu dès 1957 pour des troubles menstruels. Le jour exact est discuté : le 9 mai 1960 est le plus cité, mais cette autorisation était conditionnelle.
Sources : FDA, « FDA's Approval of the First Oral Contraceptive, Enovid » (1998), Junod et Marks, « Women's Trials: the approval of the first oral contraceptive pill in the United States and Great Britain », Journal of the History of Medicine and Allied Sciences
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La loi Neuwirth autorise la contraception en France
ÉtabliLa loi du 28 décembre 1967 est définitivement adoptée le 19 décembre 1967. Son application est lente : les décrets paraissent entre 1969 et 1972.
Sources : Assemblée nationale, « 1967 : la légalisation de la pilule », Sénat, rapport sur le 50e anniversaire de la loi du 28 décembre 1967
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Le remboursement par la Sécurité sociale
ÉtabliUne loi de 1974 complète celle de 1967 et permet notamment le remboursement de la contraception par la Sécurité sociale.
Source : Sénat, publication sur la loi Neuwirth et le remboursement de 1974
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La gratuité jusqu'à 25 ans inclus
ÉtabliLa prise en charge à 100 % de la contraception remboursable est étendue à toutes les assurées de moins de 26 ans, avec consultations, examens liés et actes de pose.
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Contraception d'urgence gratuite et sans ordonnance
ÉtabliLa contraception d'urgence hormonale est délivrée gratuitement, sans ordonnance, en pharmacie de ville ; certains préservatifs deviennent gratuits pour les moins de 26 ans.
Sources : ameli.fr, « Contraception d'urgence hormonale gratuite en pharmacie », ARS Normandie, document d'information sur la contraception et les préservatifs gratuits
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Des préservatifs sans latex gratuits à leur tour
ÉtabliSelon l'ARS Normandie, des préservatifs sans latex sont gratuits en pharmacie pour les moins de 26 ans.
Source : ARS Normandie, document d'information sur la contraception et les préservatifs gratuits
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Nouvelles lignes directrices de l'OMS
ÉtabliL'OMS recommande la prise prolongée ou continue de la pilule combinée, soutient l'usage des implants jusqu'à cinq ans et recommande la mifépristone comme option de contraception d'urgence.
Source : OMS, communiqué « WHO expands safe options for contraception » (23 septembre 2026)
1. Ce que recouvre le mot « contraception »
Le service public français définit la contraception comme l'ensemble des moyens visant à éviter une grossesse. Il distingue le stérilet (hormonal ou au cuivre), la pilule, le patch, l'implant, l'anneau vaginal, le diaphragme et la cape cervicale, les préservatifs externe et interne, les spermicides, les progestatifs injectables et la contraception définitive. [10]
Ces méthodes se distinguent par leur rythme : la pilule se prend chaque jour, le patch se colle chaque semaine pendant trois semaines, l'anneau reste en place trois semaines, l'injection se renouvelle tous les trois mois. Le stérilet agit quatre à dix ans selon le modèle, l'implant trois ans d'après la fiche française. La vasectomie et la ligature des trompes sont considérées comme irréversibles. [10]
L'OMS distingue les méthodes très efficaces et durables (implants, stérilets, stérilisation), celles qui fonctionnent bien quand on les utilise correctement et régulièrement (pilules, injections, patchs, anneaux, préservatifs) et celles qu'elle juge moins fiables (méthodes fondées sur la connaissance de la fertilité, retrait). [11]
2. Lire l'efficacité : usage correct et usage courant
L'OMS exprime l'efficacité en nombre de grossesses pour 100 femmes pendant la première année, de deux façons : avec un usage constant et correct, et tel que la méthode est couramment utilisée. L'écart entre les deux mesure l'effet des oublis, des erreurs et des retards. [12]
Pour la pilule combinée, le manuel de l'OMS indique que le risque de grossesse est le plus élevé quand une plaquette est commencée avec trois jours de retard ou plus, ou quand trois pilules ou plus sont oubliées en début ou en fin de plaquette. [13]
Pour l'implant et le stérilet, l'OMS donne des chiffres presque identiques en usage correct et en usage courant ; pour la pilule, le patch, l'anneau, le préservatif et le retrait, l'écart est important. [12]
Ces taux sont des estimations moyennes, pour un grand nombre de femmes et pour la première année : ils ne prédisent pas ce qui arrivera à une personne en particulier.
3. Les méthodes les plus efficaces : implant, stérilet, stérilisation
Selon le tableau de l'OMS, l'implant compte 0,1 grossesse pour 100 femmes par an, que l'usage soit correct ou courant. Le stérilet au cuivre en compte 0,6 en usage correct et 0,8 en usage courant ; le stérilet hormonal (lévonorgestrel), 0,5 et 0,7. [12]
L'OMS résume les stérilets ainsi : moins de 1 grossesse pour 100 femmes la première année, en usage correct comme en usage courant. Elle précise qu'ils ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles, VIH compris, et recommande le préservatif en cas de risque d'exposition. [14]
Les durées annoncées varient selon la source : l'OMS indique jusqu'à 10 à 12 ans selon le produit pour les stérilets au cuivre et 3 à 8 ans pour les stérilets hormonaux ; la fiche de Service-public indique 4 à 10 ans selon le modèle. La durée à retenir est celle de la notice du dispositif posé. [14, 10]
En septembre 2026, l'OMS a recommandé de soutenir l'usage des implants jusqu'à cinq ans. La fiche de Service-public consultée indique de son côté un implant laissé en place pendant trois ans. Nous n'avons pas vérifié si, ni quand, les conditions d'utilisation en France évolueront. [9, 10]
Les méthodes définitives sont aussi parmi les plus efficaces du tableau : 0,1 grossesse pour 100 en usage correct et 0,15 en usage courant pour la vasectomie ; 0,5 dans les deux cas pour la stérilisation féminine (ligature des trompes). En France, ces interventions sont considérées comme irréversibles. [12, 10]
Voir aussi sur ce site : Vasectomie et évolution des mœurs contraceptives.
4. Les méthodes hormonales à prendre ou à renouveler
La pilule combinée et la pilule progestative comptent 0,3 grossesse pour 100 femmes en usage correct et 7 en usage courant. Le patch et l'anneau vaginal affichent les mêmes chiffres : 0,3 et 7. [12]
Les progestatifs injectables, renouvelés tous les trois mois en France, comptent 0,2 grossesse pour 100 femmes en usage correct et 4 en usage courant. [12, 10]
Le manuel de l'OMS précise que la pilule combinée n'offre aucune protection contre les infections sexuellement transmissibles. Il indique aussi que certains médicaments, comme le topiramate, la rifampicine ou la rifabutine, peuvent rendre la pilule combinée, le patch et l'anneau vaginal moins efficaces. [13]
Toute prise de médicament se signale au professionnel qui prescrit la contraception.
En septembre 2026, l'OMS a recommandé que la pilule combinée puisse être prise de façon prolongée, jusqu'à six mois, ou en continu jusqu'à un an, comme alternative à la prise par cycles. [9]
Changer la façon de prendre sa pilule se décide avec le professionnel qui la prescrit.
5. Les préservatifs et les autres méthodes de barrière
Le préservatif masculin (externe) compte 2 grossesses pour 100 femmes en usage correct et 13 en usage courant ; le préservatif féminin (interne), 5 et 21. [12]
L'OMS indique que le préservatif est la seule méthode contraceptive qui protège à la fois de la grossesse et des infections sexuellement transmissibles, VIH compris. [11]
Le diaphragme, la cape cervicale et les spermicides existent aussi en France, mais le tableau de l'OMS utilisé ici ne les chiffre pas : nous ne donnons donc aucun taux pour ces méthodes. [12, 10]
Voir aussi sur ce site : Du boyau de mouton au préservatif du futur.
6. Les méthodes naturelles et le retrait
Les méthodes fondées sur la connaissance de la fertilité reposent sur l'abstinence ou la protection pendant les jours fertiles. Le tableau de l'OMS donne, en usage correct puis courant : méthode des jours fixes (Standard Days Method), 5 et 12 ; méthode des deux jours, 4 et 14 ; méthode symptothermique, moins de 1 et 2. Le retrait compte 4 et 20. [12]
Pour la méthode de la température basale, l'OMS ne dispose pas de taux fiable en usage correct (2 en usage courant) ; pour la méthode du calendrier, elle n'en dispose pas non plus (15 en usage courant). [12]
La méthode de l'allaitement et de l'aménorrhée (LAM dans le tableau de l'OMS) compte 0,9 grossesse pour 100 femmes en usage correct et 2 en usage courant, sur six mois seulement. [12]
7. La contraception d'urgence
La contraception d'urgence comprend des pilules à prendre jusqu'à 5 jours après un rapport non protégé. Un stérilet au cuivre posé dans les 5 jours (120 heures) est, d'après l'OMS, efficace à plus de 99 % comme contraception d'urgence. [12, 14]
En septembre 2026, l'OMS a recommandé la mifépristone (10 à 50 mg) comme option supplémentaire de contraception d'urgence, à prendre le plus tôt possible et dans les 5 jours. Nous n'avons pas vérifié sa disponibilité en France. [9]
En France, depuis le 1er janvier 2023, la contraception d'urgence hormonale est délivrée gratuitement, sans ordonnance et sans avance de frais, dans les pharmacies de ville ; elle l'est aussi, de façon anonyme, dans les CeGIDD. [7]
Le stérilet au cuivre en urgence est délivré en pharmacie et posé par un professionnel ; pour les plus de 26 ans, il coûte environ 25 euros avant remboursement à 65 % par l'Assurance Maladie, selon ameli. [15]
8. En France : ce qui est prescrit, remboursé, gratuit
Un médecin, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle peut prescrire tous les modes de contraception. Une ordonnance est nécessaire pour le stérilet, la pilule, le patch, l'implant, l'anneau vaginal, le diaphragme et la cape cervicale et les progestatifs injectables ; les spermicides qui accompagnent un diaphragme s'achètent sans ordonnance. [10]
Le consentement des parents n'est pas exigé pour prescrire, délivrer ou administrer une contraception à une mineure. [10]
Depuis le 1er janvier 2022, l'Assurance Maladie prend en charge à 100 % la contraception remboursable des assurées de moins de 26 ans : consultations, examens liés à la contraception, délivrance en pharmacie sur prescription. Une consultation de santé sexuelle est aussi ouverte aux hommes de moins de 26 ans. [6]
Avant 26 ans, le stérilet, l'implant, le diaphragme et les progestatifs injectables sont pris en charge à 100 %, ainsi que certaines pilules ; le patch, l'anneau vaginal, la cape cervicale et les spermicides ne sont pas remboursés ; la contraception définitive est remboursée à 80 %. Les actes de pose, de changement ou de retrait sont pris en charge sans avance de frais. [10]
À partir de 26 ans, le stérilet, l'implant, le diaphragme, les progestatifs injectables et certaines pilules sont remboursés à 65 % ; les dispositifs non remboursés avant 26 ans le restent ; la contraception définitive reste remboursée à 80 %. [10]
Certains préservatifs, externes (dont une référence sans latex) et internes, inscrits sur une liste officielle, sont pris en charge sans prescription : à 100 % avant 26 ans, sans âge minimum, et à 60 % à partir de 26 ans, dans la limite d'une boîte de 6 à 24 préservatifs par délivrance. Ils sont aussi distribués gratuitement dans les centres de santé sexuelle et les CeGIDD. [10]
Selon l'ARS Normandie, des préservatifs sans latex sont gratuits en pharmacie pour les moins de 26 ans depuis le 31 mars 2025. [8]
La liste des produits remboursables et les conditions de prise en charge peuvent changer : à vérifier sur ameli.fr avant un achat.
Voir aussi sur ce site : Qui consulter ? : l'outil d'orientation.
Comparateur des méthodes
Ce tableau rapproche les chiffres de l'OMS (grossesses pour 100 femmes par an) et les règles françaises de prescription et de prise en charge. Il ne désigne aucune méthode « gagnante » : le choix dépend de la santé, des préférences et de la situation de chacun. Ce sont des estimations moyennes ; la notice et le professionnel qui prescrit prévalent.
Sur un petit écran, fais glisser le tableau vers la droite pour voir les chiffres de l'OMS et les règles françaises de prescription et de remboursement. La première colonne reste affichée.
| Méthode | Grossesses pour 100 femmes par an, usage correct | Grossesses pour 100 femmes par an, usage courant | Ordonnance en France | Prise en charge avant 26 ans | Prise en charge à partir de 26 ans |
|---|---|---|---|---|---|
| Implant | 0,1 [12] | 0,1 [12] | Oui [10] | 100 % [10] | 65 % [10] |
| Stérilet au cuivre | 0,6 [12] | 0,8 [12] | Oui [10] | 100 % [10] | 65 % [10] |
| Stérilet hormonal | 0,5 [12] | 0,7 [12] | Oui [10] | 100 % [10] | 65 % [10] |
| Pilule combinée | 0,3 [12] | 7 [12] | Oui [10] | Certaines pilules à 100 % [10] | Certaines pilules à 65 % [10] |
| Pilule progestative | 0,3 [12] | 7 [12] | Oui [10] | Certaines pilules à 100 % [10] | Certaines pilules à 65 % [10] |
| Progestatif injectable (tous les 3 mois) | 0,2 [12] | 4 [12] | Oui [10] | 100 % [10] | 65 % [10] |
| Patch | 0,3 [12] | 7 [12] | Oui [10] | Non remboursé [10] | Non remboursé [10] |
| Anneau vaginal | 0,3 [12] | 7 [12] | Oui [10] | Non remboursé [10] | Non remboursé [10] |
| Préservatif externe (masculin) | 2 [12] | 13 [12] | Non, sans ordonnance [10] | 100 % pour les marques de la liste officielle [10] | 60 % pour les marques de la liste officielle [10] |
| Préservatif interne (féminin) | 5 [12] | 21 [12] | Non, sans ordonnance [10] | 100 % pour les marques de la liste officielle [10] | 60 % pour les marques de la liste officielle [10] |
| Vasectomie | 0,1 [12] | 0,15 [12] | Intervention chirurgicale [10] | 80 % [10] | 80 % [10] |
| Ligature des trompes | 0,5 [12] | 0,5 [12] | Intervention chirurgicale [10] | 80 % [10] | 80 % [10] |
9. Ce qui a changé au fil des décennies
Discuté En 1960, la FDA américaine autorise la première pilule contraceptive, l'Enovid. Le même médicament avait été présenté à la FDA dès 1957 pour des troubles menstruels. Les publications citent le plus souvent le 9 mai 1960 comme date d'autorisation ; cette autorisation était conditionnelle, dans l'attente d'une notice révisée : le jour exact est discuté. [1, 2]
En France, la loi du 28 décembre 1967, dite loi Neuwirth, autorise la contraception. Définitivement adoptée le 19 décembre 1967, elle ne s'applique que lentement : ses décrets paraissent entre 1969 et 1972. [3, 4]
En 1974, une loi complète la loi de 1967 et permet notamment le remboursement de la contraception par la Sécurité sociale. [5]
Depuis 2022, la gratuité s'étend à toutes les assurées de moins de 26 ans ; depuis 2023, la contraception d'urgence hormonale est gratuite et sans ordonnance, et certains préservatifs sont gratuits en pharmacie pour les moins de 26 ans ; depuis le 31 mars 2025, c'est aussi le cas de préservatifs sans latex. [6, 7, 8]
En septembre 2026, l'OMS publie de nouvelles lignes directrices pour élargir les options contraceptives : prise prolongée ou continue de la pilule combinée, implants jusqu'à cinq ans, mifépristone en contraception d'urgence. [9]
10. Ce qui reste incertain
Les chiffres d'efficacité changent d'une édition à l'autre et d'une source à l'autre. Pour le préservatif masculin, les éditions antérieures du manuel de l'OMS donnaient environ 15 grossesses pour 100 femmes en usage courant, contre 13 dans l'édition actuelle. [16]
Pour certaines méthodes naturelles, l'OMS ne donne pas de taux fiable en usage correct (méthode de la température basale, méthode du calendrier), et elle juge ces méthodes moins fiables que les autres. [12, 11]
L'OMS appelle à plus de recherche sur l'ormeloxifène avant de l'inclure dans les programmes de planification familiale, car les preuves de sécurité sont limitées, et recommande de ne pas ajouter les pilules contenant du quinestrol aux programmes nationaux, en raison de preuves limitées et de signalements d'événements indésirables graves. [9]
Discuté Les hommes disposent de peu de méthodes, principalement le préservatif, le retrait et la vasectomie. L'OMS estime que de nouveaux contraceptifs masculins réversibles pourraient arriver sur le marché d'ici 5 à 10 ans : c'est une projection, pas une certitude. [9]
L'OMS publie, à l'intention des professionnels, des critères médicaux d'éligibilité et des recommandations pratiques pour guider le choix d'une méthode selon la situation de santé de chaque personne. [14]
Ce dossier ne compare ni les effets indésirables, ni les contre-indications, ni les interactions : ils dépendent de chaque personne et se discutent en consultation. Un taux d'efficacité dit à quelle fréquence une méthode échoue en moyenne, pas si elle convient à une personne donnée.
Voir aussi sur ce site : Contraception du futur : ce que les chercheurs étudient.
À retenir
- L'efficacité se lit de deux façons, en usage correct et en usage courant : l'écart est presque nul pour l'implant et le stérilet, important pour la pilule, le préservatif ou le retrait.
- Selon l'OMS, le préservatif est la seule méthode qui protège à la fois de la grossesse et des infections sexuellement transmissibles ; les stérilets et la pilule combinée n'en protègent pas.
- En France, un médecin, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle prescrit ; la contraception remboursable est prise en charge à 100 % avant 26 ans et à 65 % ensuite pour la plupart des dispositifs.
- La contraception d'urgence hormonale est gratuite et sans ordonnance en pharmacie ; le stérilet au cuivre est une autre option d'urgence.
- Les recommandations internationales évoluent (implants jusqu'à cinq ans, pilule en continu) et les règles françaises ne les reprennent pas toujours : la notice et le professionnel prévalent.
- Les chiffres changent selon les éditions et les sources : ce sont des repères, pas des garanties.
Quand demander l'avis d'un professionnel de santé
Pour choisir, changer ou arrêter une méthode de contraception, en cas d'oubli, d'échec ou de doute sur une grossesse, d'effet indésirable ou de maladie, demandez l'avis d'un médecin, d'une sage-femme, d'un pharmacien ou d'un centre de santé sexuelle.
L'outil « Qui consulter ? » du site aide à s'orienter vers le bon professionnel.
À propos de ce dossier
Wilfried Borg est le fondateur de Condomz.com (2003) et connaît le marché et l'industrie du préservatif. Il n'est pas médecin : il ne parle ici ni en médecin, ni au nom de professionnels de santé.
- Chaque affirmation renvoie à une source datée, citée sur la page.
- Trois niveaux de certitude sont affichés : Établi, Discuté, Légende. Une revendication d'un fabricant est signalée comme telle.
- Quand elles diffèrent, les recommandations internationales sont distinguées de la disponibilité réelle en France.
- Aucune promesse de guérison, aucune garantie de protection absolue : une conformité technique n'est pas une garantie contre la grossesse ou les infections.
- Les contenus de santé sensibles doivent être relus par un professionnel compétent avant leur publication définitive. Tant que cette relecture n'est pas faite, aucune page n'est présentée comme scientifiquement validée.
Publié le 22 octobre 2026, mis à jour le 22 octobre 2026. Sources vérifiées le 22 octobre 2026.
Sources
Consultées le 22 octobre 2026. Les liens mènent à des sites extérieurs. Le numéro entre crochets, dans le texte, renvoie à cette liste.
- FDA, « FDA's Approval of the First Oral Contraceptive, Enovid » (1998)
- Junod et Marks, « Women's Trials: the approval of the first oral contraceptive pill in the United States and Great Britain », Journal of the History of Medicine and Allied Sciences
- Assemblée nationale, « 1967 : la légalisation de la pilule »
- Sénat, rapport sur le 50e anniversaire de la loi du 28 décembre 1967
- Sénat, publication sur la loi Neuwirth et le remboursement de 1974
- Assurance Maladie, circulaire CIR-6/2022 : extension de la prise en charge à 100 % de la contraception pour les moins de 26 ans
- ameli.fr, « Contraception d'urgence hormonale gratuite en pharmacie »
- ARS Normandie, document d'information sur la contraception et les préservatifs gratuits
- OMS, communiqué « WHO expands safe options for contraception » (23 septembre 2026)
- Service-public.fr, « Contraception » (publié sur sante.fr, mis à jour le 1er octobre 2026)
- OMS, fiche « Family planning/contraception methods » (3 juillet 2025)
- OMS, « Mechanisms of action and effectiveness of contraceptive methods »
- OMS, Family Planning: A Global Handbook for Providers (édition 2022)
- OMS, fiche « Intrauterine devices (IUDs) » (22 janvier 2026)
- ameli.fr, « Contraception d'urgence : quand est-elle nécessaire et où la trouver ? »
- OMS et Johns Hopkins CCP, Family Planning: A Global Handbook for Providers, « How Effective? »
Pour aller plus loin
Le préservatif, de l'histoire aux innovations : Du boyau de mouton au préservatif du futur.
Vasectomie et évolution des mœurs : l'article du site.
Vers quel professionnel se tourner : l'outil « Qui consulter ? ».
La contraception de demain : Contraception du futur.
La vasectomie : Vasectomie : ce que l'on sait, ses limites et ce qui reste à documenter.
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Qui écrit ces dossiers : Qui suis-je.
L'auteur dirige une marque de préservatifs, Condomz.com. Les autres marques sont citées comme exemples historiques ou techniques, sans classement ni recommandation.