Dossier · VIH

VIH, sida et PrEP : ce qui a changé, et l'écart entre recommandations internationales et accès réel en France

Le VIH est passé en quarante ans d'une maladie sans traitement à une infection que l'on peut traiter avec un comprimé par jour ou une injection tous les deux mois, et prévenir par la PrEP. Mais une recommandation internationale n'est pas un accès réel. Ce dossier dit ce qui a changé, ce que recommandent l'OMS et l'Europe, et ce qui est réellement accessible en France.

Chaque affirmation renvoie à une source datée, citée en bas de page. Les déclarations des fabricants et les points de vue d'associations sont signalés comme tels. Ce dossier n'est pas présenté comme scientifiquement validé et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

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Comment lire ce dossier. Quatre étiquettes signalent la solidité de ce qui est écrit : Établi (plusieurs sources concordantes), Discuté (les sources ou les historiens divergent), Légende (récit sans valeur historique) et Revendication du fabricant (argument commercial, non démontré). Un paragraphe sans étiquette repose sur une source dont le contenu est établi, avec sa date quand elle est ancienne.

Repères chronologiques

Chaque étape indique sa source et son niveau de certitude.

  1. Le virus du sida est identifié à l'Institut Pasteur

    Établi

    Le virus est identifié ; il sera rebaptisé VIH en 1986. Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi reçoivent le prix Nobel de médecine en 2008.

    Source : Institut Pasteur, « 40 ans de découverte du VIH : le virus responsable du sida est identifié le 20 mai 1983 »

  2. Le premier antirétroviral, l'AZT

    Établi

    Un premier médicament ayant un effet contre le VIH est commercialisé.

    Source : Institut Pasteur, « VIH-sida : un colloque, 40 ans de progrès »

  3. Les trithérapies

    Établi

    Des associations de trois molécules apparaissent dans les pays du Nord ; elles deviennent accessibles aux pays du Sud à partir de 2001.

    Source : Institut Pasteur, « VIH-sida : un colloque, 40 ans de progrès »

  4. Le traitement post-exposition en France

    Établi

    Le TPE est utilisé après une exposition au VIH, comme une rupture de préservatif.

    Source : Crips Île-de-France, « La PrEP »

  5. La PrEP orale, remboursée à 100 %

    Établi

    La PrEP est autorisée et intégralement prise en charge en France.

    Source : Crips Île-de-France, « La PrEP »

  6. –

    Quatre essais de vaccins arrêtés

    Établi

    Uhambo, Imbokodo, Mosaico et PrEPVacc sont interrompus faute d'efficacité ou de chance d'en montrer.

    Sources : IAVI, « IAVI statement on results from Mosaico HIV vaccine trial », EATG, « Last large HIV vaccine trial halted »

  7. Tout médecin peut initier la PrEP

    Établi

    La première prescription, jusque-là réservée à des médecins expérimentés, est ouverte à tout médecin.

    Source : EPI-PHARE, rapport sur l'utilisation de la PrEP (novembre 2023)

  8. Autorisation européenne de la PrEP injectable au cabotégravir

    Établi

    Apretude est autorisé dans l'Union européenne.

    Source : Aides, « Prep injectable : Apretude enfin disponible en France » (26 février 2026)

  9. Avis de la HAS sur Apretude

    Établi

    L'avis est publié ; les négociations de prix commencent en septembre 2024.

    Source : Aides, « Prep injectable : Apretude enfin disponible en France » (26 février 2026)

  10. L'OMS recommande le lénacapavir en PrEP

    Établi

    Le lénacapavir injectable, deux fois par an, devient une option supplémentaire de PrEP recommandée.

    Source : OMS, « L'OMS recommande le lénacapavir injectable pour la prévention du VIH » (14 juillet 2025)

  11. L'Union européenne autorise le lénacapavir en PrEP

    Établi

    Le Yeytuo est autorisé ; en France, il n'est utilisé que dans un essai clinique.

    Sources : Sidaction, « Lénacapavir : qui peut déjà en bénéficier ? », HIV Treatment Bulletin, « Lenacapavir injectable PrEP approved in Europe » (2025)

  12. La PrEP injectable commercialisée en France

    Établi

    Apretude est commercialisé et remboursé à 100 % ; il a fallu près de dix-huit mois de négociation de prix.

    Source : Aides, « Prep injectable : Apretude enfin disponible en France » (26 février 2026)

1. Où en est l'épidémie

Selon l'OMS, 40,8 millions de personnes vivaient avec le VIH fin 2024. En 2024, 1,3 million de personnes ont contracté le VIH et environ 630 000 sont mortes de causes liées au VIH. 31,6 millions de personnes ont reçu un traitement, contre 30,3 millions en 2023. [8]

L'OMS alerte sur le recul des financements consacrés à la lutte contre le VIH et à la santé. [8]

En France, environ 5 100 personnes ont découvert leur infection à VIH en 2024, un chiffre stable après une hausse entre 2020 et 2023. 43 % des infections ont été découvertes à un stade tardif, dont 27 % à un stade avancé. [11]

Les personnes hétérosexuelles nées à l'étranger constituent la majorité des nouvelles contaminations ; 37 % des personnes contaminées en 2024 sont nées en Afrique subsaharienne. Chez les hommes ayant des rapports avec des hommes nés en France, l'incidence, en baisse depuis 2012, est stable depuis 2021, avec environ 1 250 contaminations par an. [11]

2. Des années sombres aux traitements d'aujourd'hui

Le virus du sida a été identifié à l'Institut Pasteur le 20 mai 1983, par Françoise Barré-Sinoussi, Jean-Claude Chermann et Luc Montagnier ; le prix Nobel de médecine 2008 a récompensé Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi. Il a été rebaptisé VIH en 1986. [2, 1]

En 1983, aucun traitement n'existait. Le premier antirétroviral, l'AZT, est commercialisé en 1987 ; les trithérapies, des associations de trois molécules, apparaissent en 1996 dans les pays du Nord et deviennent accessibles aux pays du Sud à partir de 2001. [2, 1]

Selon l'Institut Pasteur, le VIH peut aujourd'hui être traité en France avec un seul comprimé quotidien, voire des injections tous les deux mois. [2]

En France, parmi environ 181 000 personnes vivant avec le VIH en 2023, 94 % étaient diagnostiquées, dont 96 % bénéficiaient d'un traitement. Parmi les personnes traitées, 97 % avaient une charge virale indétectable et n'étaient donc pas infectieuses pour leurs partenaires. [11]

En 2025, l'OMS a inclus pour la première fois dans ses lignes directrices de traitement l'association injectable de cabotégravir et de rilpivirine, comme option de remplacement du traitement oral chez les personnes en suppression virale sans infection active par l'hépatite B. [8]

3. Dépister, et agir après une exposition

Le dépistage du VIH sans ordonnance et sans frais en laboratoire existe depuis 2022 ; depuis septembre 2024, le dispositif « Mon test IST » l'associe au dépistage de quatre autres IST. [11]

Le traitement post-exposition (TPE), après une exposition au VIH comme une rupture de préservatif, existe en France depuis 1997. Il peut être obtenu aux urgences dans les 48 heures maximum après l'exposition. [3, 12]

Voir aussi sur ce site : IST : traitements, vaccins et pistes de recherche.

4. La PrEP orale en France

La PrEP repose sur un traitement antirétroviral pris par des personnes séronégatives exposées à un risque de VIH. Elle est autorisée en France et intégralement prise en charge par l'Assurance maladie depuis janvier 2016. Elle peut se prendre en continu ou « à la demande ». [3, 12]

Sa première prescription est ouverte à tout médecin depuis le 1er juin 2021. Les génériques du ténofovir-emtricitabine sont disponibles en France depuis octobre 2019. [6, 7]

Selon EPI-PHARE, 124 181 personnes ont utilisé la PrEP entre janvier 2016 et fin juin 2025, dont 67 505 au premier semestre 2025. Les initiations se sont stabilisées : 20 058 entre juillet 2024 et juin 2025, contre 19 386 et 20 066 les deux années précédentes. [13]

Au premier semestre 2025, les utilisateurs de la PrEP étaient principalement des hommes (94 %) résidant en Île-de-France (35 %) ou dans une grande métropole (66 %), avec 11 % de bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. La part des femmes augmente, mais reste limitée. [13]

Un tiers des initiations de 2024 n'ont été suivies d'aucun renouvellement dans les 6 mois. EPI-PHARE conclut que la diffusion de la PrEP à toutes les catégories de population qui pourraient en bénéficier reste encore limitée. [13]

Le ténofovir alafénamide-emtricitabine (Descovy), commercialisé aux États-Unis pour la PrEP depuis octobre 2019, n'est pas commercialisé en France faute d'accord sur son prix. [7]

5. La PrEP injectable : cabotégravir et lénacapavir

La PrEP injectable à base de cabotégravir (Apretude) a reçu son autorisation européenne en septembre 2023, puis un avis de la HAS publié en juin 2024. Les négociations de prix ont commencé en septembre 2024. Elle est commercialisée en France depuis février 2026 et remboursée à 100 %. [7]

Une injection est réalisée tous les deux mois. Une charge virale du VIH est demandée avant chaque injection la première année, puis tous les quatre mois la deuxième ; la prescription peut se faire en ville. [7]

Revendication du fabricant Le laboratoire annonce un prix public d'environ 1 300 euros par injection et, en vie réelle, une efficacité de 99,6 % à 100 % dans des cohortes, avec une incidence inférieure à 0,4 pour 100 personnes-années. Ce sont des déclarations du fabricant, que nous n'avons pas pu vérifier. [7]

Discuté Selon l'association Aides, le délai entre l'autorisation européenne et la commercialisation tient à l'évaluation par la HAS, dont les critères sont mal adaptés à la prévention, puis à dix-huit mois de négociation de prix qu'elle juge opaques. Elle relève aussi que les tests de charge virale exigés ne sont pas pris en charge à 100 %, ce qui laisse un reste à charge. C'est l'analyse d'une association, pas un constat institutionnel. [7]

Le 14 juillet 2025, l'OMS a recommandé le lénacapavir injectable, deux fois par an, comme option supplémentaire de PrEP. L'OMS précise que l'accès reste limité en dehors des essais cliniques. [8]

La Commission européenne a autorisé le lénacapavir en PrEP (Yeytuo) le 26 août 2025. En France, son utilisation en PrEP reste limitée à un essai clinique, dont bénéficient environ 70 personnes, dans l'attente de la décision de remboursement de la HAS. [9, 10]

Discuté Selon Sidaction, le lénacapavir en PrEP ne devrait pas être plus largement disponible en France avant plusieurs mois. C'est une projection d'association, pas un calendrier officiel. [9]

6. Recommandations internationales, accès réel en France

Une recommandation de l'OMS ou une autorisation européenne ne suffit pas à rendre un produit accessible en France : un médicament doit encore être évalué par la HAS et faire l'objet d'une négociation de prix avant d'être remboursé. Le tableau ci-dessous compare, produit par produit, ce que recommandent l'OMS et l'Europe et ce qui est accessible en France. [7, 9]

International et France, produit par produit

Ce tableau oppose, pour six produits, ce que recommandent l'OMS ou l'Europe et ce qui est accessible en France. Il ne dit pas ce qui convient à une personne.

Sur un petit écran, fais glisser le tableau vers la droite pour comparer l'international et la France. La première colonne reste affichée.

Six produits de prévention et de traitement du VIH : recommandation ou autorisation internationale, et accès en France
ProduitRecommandation ou autorisation internationaleAccès en France
PrEP orale (ténofovir-emtricitabine)Option de PrEP recommandée par l'OMS [8]Disponible depuis janvier 2016, remboursée à 100 %, génériques depuis octobre 2019 [7, 3]
Cabotégravir injectable (PrEP)Option recommandée par l'OMS ; autorisation européenne en septembre 2023 [8, 7]Commercialisé depuis février 2026, remboursé à 100 % [7]
Lénacapavir injectable (PrEP)Recommandé par l'OMS en juillet 2025 ; autorisé dans l'Union européenne le 26 août 2025 [8, 9]Essai clinique seulement, pour environ 70 personnes ; remboursement en attente de la HAS [9]
Descovy (ténofovir alafénamide-emtricitabine)Commercialisé aux États-Unis pour la PrEP depuis octobre 2019 [7]Non commercialisé en France faute d'accord sur le prix [7]
Cabotégravir et rilpivirine injectables (traitement)Option de remplacement du traitement oral recommandée par l'OMS en 2025 [8]Des injections tous les deux mois sont utilisées en France, selon l'Institut Pasteur [2]
Vaccin contre le VIHAucun vaccin : l'OMS parle d'une « quête incertaine » [8]Aucun vaccin ni traitement curatif ; plusieurs essais arrêtés entre 2020 et 2023 [2, 4, 5]

7. Ce que la recherche n'a pas encore trouvé

Les grands essais de vaccins contre le VIH ont échoué : Uhambo a été interrompu en 2020, Imbokodo en août 2021 (efficacité estimée à 25,2 %, non statistiquement significative), Mosaico en janvier 2023 et PrEPVacc en décembre 2023. [4, 5, 14, 15, 16]

L'essai thaïlandais RV144 avait montré en 2009 une efficacité modeste de 31,2 %. [15]

En 2025, le directeur général de l'OMS écrit que la mise au point d'un vaccin contre le VIH « reste une quête incertaine ». [8]

Selon l'Institut Pasteur, il n'existe toujours ni vaccin ni traitement permettant de guérir de l'infection. [2]

Voir aussi sur ce site : Innovations abandonnées : ce qui a échoué en recherche, et pourquoi.

8. Ce qui reste incertain

La date à laquelle le lénacapavir sera disponible en France pour la PrEP n'est pas établie : seule une projection d'association existe.

L'efficacité réelle des PrEP injectables en France n'est pas documentée par une source indépendante : les chiffres de vie réelle cités sont ceux du fabricant.

Nous n'avons pas pu lire les avis de la HAS, dont le site refuse l'accès automatisé : nos informations sur l'évaluation d'Apretude viennent d'une association.

Ce dossier ne couvre pas la transmission de la mère à l'enfant, le VIH-2, les coïnfections, ni la situation des personnes vivant avec le VIH à l'étranger au-delà des chiffres de l'OMS.

Nous n'avons pas lu le rapport français d'experts sur la prise en charge du VIH : nos informations sur les recommandations viennent de sources secondaires.

Trois mots à connaître

PrEP, TPE, charge virale indétectable.

PrEP
Prophylaxie pré-exposition : un traitement antirétroviral pris par des personnes séronégatives exposées à un risque de VIH, pour bloquer la transmission du virus. Elle peut se prendre en continu ou « à la demande ». Source : Crips Île-de-France, « La PrEP »
TPE
Traitement post-exposition : un traitement pris après une exposition au VIH, comme une rupture de préservatif ou une piqûre accidentelle, que l'on peut obtenir aux urgences dans les 48 heures maximum. Sources : Crips Île-de-France, « La PrEP », COReSS Centre-Val de Loire, « La PrEP en médecine de ville »
Charge virale indétectable
La quantité de virus dans le sang est inférieure au seuil de mesure, ici 200 copies par mL. Santé publique France indique que les personnes dans cette situation ne sont pas infectieuses pour leurs partenaires. Source : Santé publique France, « Journée mondiale de lutte contre le sida 2025 : promouvoir la prévention pour lutter contre la transmission du VIH et des IST » (1er décembre 2025)

À retenir : Un essai en cours, ou un financement de recherche, n'est ni une preuve ni une autorisation.

À retenir

Quand demander l'avis d'un professionnel de santé

Pour une PrEP, un traitement post-exposition ou un dépistage adaptés à votre situation, demandez l'avis d'un médecin, d'une sage-femme, d'un pharmacien ou d'un centre de santé sexuelle.

L'outil « Qui consulter ? » du site aide à s'orienter vers le bon professionnel.

À propos de ce dossier

Wilfried Borg est le fondateur de Condomz.com (2003) et connaît le marché et l'industrie du préservatif. Il n'est pas médecin : il ne parle ici ni en médecin, ni au nom de professionnels de santé.

Publié le 22 octobre 2026, mis à jour le 22 octobre 2026. Sources vérifiées le 22 octobre 2026.

Sources

Consultées le 22 octobre 2026. Les liens mènent à des sites extérieurs. Le numéro entre crochets, dans le texte, renvoie à cette liste.

  1. Institut Pasteur, « 40 ans de découverte du VIH : le virus responsable du sida est identifié le 20 mai 1983 »
  2. Institut Pasteur, « VIH-sida : un colloque, 40 ans de progrès »
  3. Crips Île-de-France, « La PrEP »
  4. IAVI, « IAVI statement on results from Mosaico HIV vaccine trial »
  5. EATG, « Last large HIV vaccine trial halted »
  6. EPI-PHARE, rapport sur l'utilisation de la PrEP (novembre 2023)
  7. Aides, « Prep injectable : Apretude enfin disponible en France » (26 février 2026)
  8. OMS, « L'OMS recommande le lénacapavir injectable pour la prévention du VIH » (14 juillet 2025)
  9. Sidaction, « Lénacapavir : qui peut déjà en bénéficier ? »
  10. HIV Treatment Bulletin, « Lenacapavir injectable PrEP approved in Europe » (2025)
  11. Santé publique France, « Journée mondiale de lutte contre le sida 2025 : promouvoir la prévention pour lutter contre la transmission du VIH et des IST » (1er décembre 2025)
  12. COReSS Centre-Val de Loire, « La PrEP en médecine de ville »
  13. EPI-PHARE, « Suivi de l'utilisation de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) au VIH » (27 novembre 2025)
  14. Johnson & Johnson, « Janssen and Global Partners to Discontinue Phase 3 Mosaico HIV Vaccine Clinical Trial »
  15. Revue sur l'essai Mosaico et les stratégies de nouvelle génération, Vaccines, 2025
  16. International AIDS Society, « A transformed global enterprise for an HIV vaccine »

Pour aller plus loin

Les autres IST, les antibiotiques et les vaccins : IST : traitements, vaccins et pistes de recherche.

Les échecs de la recherche, vaccins compris : Innovations abandonnées : ce qui a échoué en recherche, et pourquoi.

Les méthodes contraceptives et la protection contre les IST : Méthodes contraceptives : ce qui existe, ce qui a changé, ce qui reste incertain.

Le préservatif, de l'histoire aux innovations : Du boyau de mouton au préservatif du futur.

Vers quel professionnel se tourner : l'outil « Qui consulter ? ».

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L'auteur dirige une marque de préservatifs, Condomz.com. Les autres marques sont citées comme exemples historiques ou techniques, sans classement ni recommandation.