Comment lire ce dossier. Quatre étiquettes signalent la solidité de ce qui est écrit : Établi (plusieurs sources concordantes), Discuté (les sources ou les historiens divergent), Légende (récit sans valeur historique) et Revendication du fabricant (argument commercial, non démontré). Un paragraphe sans étiquette repose sur une source dont le contenu est établi, avec sa date quand elle est ancienne.
Repères chronologiques
Chaque étape indique sa source et son niveau de certitude.
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« Mon test IST » élargit le dépistage sans ordonnance
ÉtabliLe dépistage en laboratoire sans ordonnance passe du VIH à cinq IST, pris en charge à 100 % de 18 à 25 ans.
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La HAS encadre la doxycycline après un rapport
ÉtabliLa recommandation porte sur la prise après le rapport, pour un groupe défini et sous conditions.
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Le Royaume-Uni vaccine contre la gonorrhée avec le 4CMenB
ÉtabliUn programme national utilise hors autorisation un vaccin contre le méningocoque B.
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Deux candidats vaccins contre l'herpès génital arrêtés
ÉtabliGSK annonce un échec de phase 2 ; Moderna renonce à la phase 3.
Source : Fierce Biotech, « Moderna's reshaping rolls on with 3 more pipeline purges »
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Deux nouveaux antibiotiques approuvés contre la gonorrhée aux États-Unis
ÉtabliLe gépotidacine et le zoliflodacine sont approuvés pour la gonorrhée urogénitale non compliquée.
Sources : Clinical Therapeutics, « BLUJEPA (gepotidacin) » (2026), STAT, « FDA approves Nuzolvence, new pill for gonorrhea » (12 décembre 2025)
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Le vaccin HPV remboursé jusqu'à 26 ans
ÉtabliLe remboursement à 65 % s'étend à toutes les femmes et à tous les hommes jusqu'à 26 ans inclus.
Source : Service-public, « Le vaccin contre les HPV est désormais remboursé »
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GoGoVax ne trouve aucune protection du 4CMenB
DiscutéL'essai en double aveugle de 654 personnes est présenté en conférence ; les sources divergent sur ce qu'il implique.
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L'OMS recommande la doxycycline après un rapport
ÉtabliC'est la première recommandation de l'OMS sur la doxycycline post-exposition, pour certaines populations.
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Un kit de dépistage à domicile pour les jeunes hommes
ÉtabliLes hommes de 18 à 25 ans peuvent commander un kit pour la chlamydia et le gonocoque, pris en charge à 100 %.
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GoGoVax est publié dans une revue à comité de lecture
DiscutéLe programme britannique continue ; ses propres résultats seront examinés en 2026-2027.
1. Où en sont les IST en France
Selon Santé publique France, l'incidence des diagnostics d'IST a continué de croître entre 2022 et 2024. Chez les jeunes de 15 à 25 ans, ce sont les infections à gonocoque qui ont le plus fortement augmenté (+38 %). L'incidence de la syphilis chez les femmes a augmenté de 24 %, avec un risque accru de transmission de la mère à l'enfant, notamment dans les départements d'outre-mer. [1]
En 2024, le dépistage remboursé concerne surtout les femmes, alors que les diagnostics sont plus fréquents chez les hommes. Les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes sont prédominants dans les diagnostics de syphilis et de gonococcie. [1]
Selon l'OMS, les préservatifs sont la seule méthode contraceptive qui protège aussi contre les IST, VIH compris. [10]
L'OMS cite parmi les causes de la hausse des IST le peu d'options de prévention au-delà des préservatifs, les obstacles d'accès aux services, la stigmatisation et la faible intégration de la prévention des IST aux programmes de santé. [8]
Voir aussi sur ce site : Du boyau de mouton au préservatif du futur.
2. Dépister : ce qui existe en France
Depuis septembre 2024, le dispositif « Mon test IST » permet de se faire dépister en laboratoire, sans ordonnance, pour cinq IST : VIH, chlamydiose, gonococcie, syphilis et hépatite B. La prise en charge est de 100 % pour les 18-25 ans et de 60 % pour les autres. [1]
Selon Santé publique France, les 18-25 ans représentaient 44 à 50 % des personnes dépistées pendant les quatre premiers mois du dispositif. La campagne « tous les 3 mois, teste-toi ! » vise à augmenter la proportion d'hommes ayant des rapports avec des hommes et plusieurs partenaires qui se dépistent chaque trimestre. [1]
Depuis le 29 mai 2026, les hommes de 18 à 25 ans, ainsi que les personnes transgenres et non binaires de cette tranche d'âge, peuvent commander un kit de dépistage à domicile pris en charge à 100 %. Il était déjà proposé aux femmes de 18 à 25 ans. Le kit dépiste deux infections, la chlamydia et le gonocoque, et il est envoyé en environ 7 jours, en enveloppe neutre. [9, 11]
3. La gonorrhée et la résistance aux antibiotiques
L'OMS classe la bactérie de la gonorrhée parmi les pathogènes prioritaires, en raison d'une résistance antimicrobienne étendue. [3]
En France, Eurosurveillance a décrit en 2023 un cas de gonorrhée résistante à la ceftriaxone et multirésistante, survenu en juin 2022 chez une femme hétérosexuelle, avec transmission locale après une possible importation par son partenaire. [12]
En mai 2026, la santé publique californienne recommande de continuer à utiliser la ceftriaxone en première intention pour les infections gonococciques non compliquées. [13]
4. Deux nouveaux antibiotiques, approuvés aux États-Unis
En décembre 2025, la FDA américaine a approuvé deux antibiotiques oraux contre la gonorrhée urogénitale non compliquée : le gépotidacine (Blujepa) et le zoliflodacine (Nuzolvence), en dose unique. Ce sont les premiers nouveaux traitements de la gonorrhée depuis plus de 30 ans. Les sources divergent d'un jour sur la date exacte. [5, 6, 14]
Le gépotidacine est réservé aux patients ayant des options thérapeutiques limitées ou absentes, sur la base de données de sécurité limitées pour cette indication. Les deux produits sont approuvés seulement pour la gonorrhée des voies génitales et urinaires. [5, 14]
Dans des essais ouverts de non-infériorité, le gépotidacine a obtenu un succès microbiologique de 92,6 % (187 sur 202), contre 91,2 % (186 sur 204) pour l'association ceftriaxone et azithromycine. Le zoliflodacine a guéri 460 patients sur 506 (90,9 %), contre 229 sur 238 (96,2 %) avec l'association de référence, après exclusion des patients dont le test était négatif. [15, 16, 17]
Les participants de l'essai du gépotidacine étaient surtout des hommes (92 %), dont 71 % d'hommes ayant des rapports avec des hommes. [13]
Ces résultats ne décrivent donc pas toute la population concernée.
Aux États-Unis, la santé publique californienne recommande de réserver ces deux antibiotiques aux personnes non enceintes ayant une infection urogénitale non compliquée lorsque la ceftriaxone et les alternatives ne peuvent pas être utilisées. [13]
Discuté Un site d'actualité médicale indique en 2026 qu'à ce stade ni l'un ni l'autre de ces antibiotiques n'est autorisé en France ou dans l'Union européenne. Nous n'avons trouvé aucune source de l'Agence européenne des médicaments ou de l'ANSM qui le confirme ou l'infirme. [18]
5. La doxycycline prise après un rapport
En janvier 2025, la HAS a publié une recommandation sur la doxycycline en prévention des IST bactériennes. Elle ne porte que sur un traitement pris après le rapport, le traitement post-exposition (TPE-Doxy) ; la prise avant le rapport est exclue à ce jour. [2]
La HAS indique que le TPE-Doxy peut être envisagé chez les hommes cis et les femmes trans à haut risque d'IST, dans une décision partagée avec le patient ou la patiente. Le haut risque est défini par au moins deux partenaires en 12 mois et au moins deux épisodes d'IST bactériennes dans les 12 derniers mois. [2]
Le schéma est de 200 mg de doxycycline en une prise, au plus tôt après un rapport sans préservatif et jusqu'à 72 h, sans dépasser 3 prises par semaine. Cet usage est hors autorisation de mise sur le marché. Le dépistage des IST est recommandé tous les 3 mois. [2]
Dans les autres populations (femmes cis, hommes trans, hommes ayant des rapports avec des femmes uniquement), la HAS ne recommande pas la doxycycline en prévention des IST bactériennes. [2]
Le 28 mai 2026, l'OMS a émis sa première recommandation sur la doxycycline post-exposition, pour les hommes ayant des rapports avec des hommes et les femmes transgenres. Elle demande de prioriser les personnes ayant des IST récentes ou récurrentes, en particulier la syphilis, et de suivre la résistance antimicrobienne. [8]
Dans les essais IPERGAY, DOXYVAC et DoxyPEP, la réduction de l'incidence de la chlamydia va de 70 % à 88 %. L'essai français DOXYVAC rapporte une réduction de 86 % de la chlamydia et de 79 % de la syphilis. L'effet sur la gonorrhée est moins marqué. [19, 20, 21]
Discuté Les experts et les pays divergent sur les risques. Aucun cas confirmé de résistance de la chlamydia à la doxycycline n'est lié à la doxyPEP, et le risque pour la bactérie de la syphilis reste théorique ; l'ANRS écrit qu'aucun signal inquiétant n'a été observé pour l'instant, à surveiller si l'usage se généralise. Une revue note que la France et la Belgique maintiennent des consignes restrictives. [19, 20, 21]
Les recommandations américaines des CDC de 2024 recommandent la doxy-PEP aux hommes ayant des rapports avec des hommes et aux femmes transgenres ayant eu une IST bactérienne dans les 12 derniers mois. [22]
6. Un vaccin disponible : le HPV
La HAS a recommandé en 2025 d'élargir le rattrapage de la vaccination contre les papillomavirus (HPV) par Gardasil 9 à tous les jeunes adultes jusqu'à 26 ans révolus, quelle que soit leur orientation sexuelle, en rappelant que la priorité reste la vaccination des 11-14 ans. [23, 7]
Depuis le 12 décembre 2025, le vaccin est remboursé à 65 % par l'Assurance maladie jusqu'à 26 ans inclus. Le schéma est de 2 doses espacées de 5 à 13 mois de 11 à 14 ans, et de 3 doses en rattrapage de 15 à 26 ans. [7, 24]
Les HPV sont responsables chaque année d'environ 6 400 cancers en France, selon la HAS. Les données de suivi à long terme confirment l'efficacité de Gardasil 9 jusqu'à 12 ans après la vaccination. La couverture vaccinale reste insuffisante chez les adolescents. [23]
7. Un vaccin contre la gonorrhée ? Une promesse contredite par les essais
Le Royaume-Uni a lancé en août 2025 un programme national de vaccination contre la gonorrhée avec le vaccin contre le méningocoque B (4CMenB, Bexsero). Ce vaccin est autorisé contre le méningocoque B et utilisé hors de son autorisation pour la gonorrhée. Plus de 35 000 premières doses avaient été données en décembre 2025. [3]
Discuté Des études d'observation rapportent une réduction de 33 % à 47 % de la gonorrhée chez les personnes vaccinées. Une méta-analyse de 2024 trouve 34 % (27 à 41) dans les études cas-témoins et 33 % (9 à 56) dans les cohortes. Ces données sont considérées comme de moindre qualité que celles d'essais randomisés. [3]
Discuté L'essai GoGoVax, en double aveugle contre placebo, a inclus 654 personnes ayant des rapports sexuels avec des hommes : il n'a trouvé aucune protection, avec la même incidence dans les deux groupes (48 pour 100 personnes-années). Il a été présenté en février 2026 et publié en juillet 2026. 90 % des participants avaient eu la gonorrhée avant l'essai. [3]
Discuté Les essais MenGO (130 hommes) et DOXYVAC, en France, n'ont pas non plus montré de protection statistiquement significative, mais ils manquaient de puissance et ont observé des réductions. [3]
Discuté Les auteurs de GoGoVax écrivent que leurs résultats sont des preuves solides que ce vaccin n'est pas efficace pour prévenir la gonorrhée chez les hommes à haut risque ayant des rapports avec des hommes. [25]
Discuté L'agence britannique maintient le programme, suit son efficacité et partagera ses résultats avec le comité d'experts en 2026-2027. Elle rappelle que les résultats de GoGoVax ne se généralisent pas à d'autres populations. [3]
Nous n'avons pas trouvé de recommandation française de vaccination contre la gonorrhée par ce vaccin.
Voir aussi sur ce site : Innovations abandonnées : ce qui a échoué en recherche, et pourquoi.
8. Les vaccins encore en recherche : l'herpès génital
En septembre 2025, GSK a annoncé que son candidat vaccin contre l'herpès génital n'avait pas atteint le critère principal de la phase 2, qui était de réduire les épisodes d'herpès récurrent. En novembre 2025, Moderna a annoncé ne pas faire passer son candidat en phase 3. [4, 26]
Le candidat à ARN messager de BioNTech, BNT163, est présenté comme le seul vaccin contre l'herpès encore actif chez un grand industriel, en phase 1. Les premiers résultats chez des volontaires indiquent une bonne tolérance et la production d'anticorps neutralisants. Ce ne sont pas des résultats d'efficacité. [4, 27]
Nous n'avons pas trouvé de vaccin autorisé contre la chlamydia ni contre la syphilis, ni de candidat avancé dont l'état soit vérifié par une source fiable : nous n'en décrivons donc aucun.
Voir aussi sur ce site : Innovations abandonnées : ce qui a échoué en recherche, et pourquoi.
Six pistes en un coup d'œil
Ce tableau résume six pistes. Il ne les classe pas par efficacité et ne dit pas ce qui convient à une personne : une case marquée « Discuté » signale que les sources divergent.
Sur un petit écran, fais glisser le tableau vers la droite pour voir où en est chaque piste et sa limite. La première colonne reste affichée.
| Piste | Où en est la piste | Limite à connaître |
|---|---|---|
| Dépistage sans ordonnance (Mon test IST) | Disponible depuis septembre 2024 pour cinq IST ; kit à domicile pour la chlamydia et le gonocoque [1, 9] | Pris en charge à 100 % de 18 à 25 ans, à 60 % pour les autres ; le kit ne dépiste que deux infections [1, 9] |
| Doxycycline après un rapport (TPE-Doxy) | Recommandée par l'OMS depuis mai 2026 pour certaines populations ; envisagée sous conditions par la HAS (janvier 2025) [2, 8] | Discuté Usage hors autorisation de mise sur le marché en France ; positions divergentes sur la résistance [2, 19] |
| Vaccin HPV | Recommandé de 11 à 14 ans, avec un rattrapage jusqu'à 26 ans révolus [23, 7] | Couverture vaccinale insuffisante chez les adolescents ; remboursé à 65 % [23, 7] |
| Vaccin 4CMenB contre la gonorrhée | Programme national au Royaume-Uni depuis août 2025 [3] | Discuté Utilisé hors autorisation ; trois essais sans protection démontrée, dont GoGoVax (654 personnes) [3] |
| Gépotidacine et zoliflodacine | Approuvés aux États-Unis en décembre 2025 pour la gonorrhée urogénitale non compliquée [5, 6] | Discuté Statut en France non confirmé ; ceftriaxone toujours recommandée en première intention en Californie [13, 18] |
| Vaccins contre l'herpès génital | Plusieurs candidats en essai ; deux ont été arrêtés en 2025 [4] | Un seul candidat d'un grand industriel reste en essai, en phase 1 [4, 27] |
9. Ce qui reste incertain
Le statut en France des deux nouveaux antibiotiques n'est pas confirmé par une source officielle.
Les essais de vaccination contre la gonorrhée ne s'accordent pas : les conclusions pour la population générale restent débattues.
Le rapport entre le bénéfice individuel de la doxycycline après un rapport et le risque collectif de résistance fait débat entre experts et entre pays.
Ce dossier ne couvre pas la syphilis congénitale, les hépatites, le mpox ni le traitement de chaque IST : il se limite aux traitements, aux vaccins et aux pistes de recherche cités.
Pour le traitement de la gonorrhée et le vaccin contre le méningocoque B, nous citons des recommandations américaines et britanniques faute d'avoir lu les recommandations françaises.
Trois notions pour lire ce dossier
TPE-Doxy, essai randomisé, phases d'un essai.
- TPE-Doxy
- Un traitement post-exposition est un traitement préventif pris après une exposition à risque, pour prévenir une infection. Le TPE-Doxy consiste à prendre de la doxycycline après un rapport sexuel à risque ; la prise avant le rapport n'est pas retenue à ce jour par la HAS. Source : Vidal, « Doxycycline en prévention des IST bactériennes : la HAS précise la cible et les modalités » (6 février 2025)
- Essai randomisé, étude d'observation
- Dans un essai randomisé en double aveugle, les participants reçoivent au hasard le produit testé ou un placebo, sans savoir lequel. Une étude d'observation suit des personnes sans les répartir au hasard : ses résultats sont considérés comme de moindre qualité. Source : UKHSA, « National gonorrhoea vaccination programme using 4CMenB vaccine: frequently asked questions » (mis à jour le 31 juillet 2026)
- Phases 1, 2 et 3
- La phase 1 porte sur la sécurité et la dose ; la phase 2 étudie l'efficacité et les effets indésirables sans être assez grande pour montrer un bénéfice ; la phase 3 cherche à démontrer le bénéfice sur un plus grand nombre de personnes. Source : FDA, « Step 3: Clinical Research »
À retenir : Un essai en cours, ou un financement de recherche, n'est ni une preuve ni une autorisation.
À retenir
- Les diagnostics d'IST ont continué d'augmenter en France entre 2022 et 2024 ; un dépistage sans ordonnance existe, pris en charge à 100 % de 18 à 25 ans.
- La HAS n'envisage la doxycycline après un rapport que pour un groupe défini et sous conditions ; l'OMS l'a recommandée en mai 2026 pour les hommes ayant des rapports avec des hommes et les femmes trans.
- Deux nouveaux antibiotiques contre la gonorrhée sont approuvés aux États-Unis ; leur statut en France ou dans l'Union européenne n'est pas confirmé par une source officielle.
- Le vaccin contre le méningocoque B semblait protéger de la gonorrhée dans les études d'observation, mais l'essai randomisé GoGoVax n'a trouvé aucune protection.
- Le vaccin HPV est remboursé à 65 % jusqu'à 26 ans depuis le 12 décembre 2025.
- Contre l'herpès génital, deux candidats vaccins de grands industriels ont été arrêtés en 2025 ; un seul reste en essai de phase 1.
Quand demander l'avis d'un professionnel de santé
Pour un dépistage, un traitement ou une prévention adaptés à votre situation, demandez l'avis d'un médecin, d'une sage-femme, d'un pharmacien ou d'un centre de santé sexuelle. Un traitement préventif par antibiotique se décide avec un professionnel de santé.
L'outil « Qui consulter ? » du site aide à s'orienter vers le bon professionnel.
À propos de ce dossier
Wilfried Borg est le fondateur de Condomz.com (2003) et connaît le marché et l'industrie du préservatif. Il n'est pas médecin : il ne parle ici ni en médecin, ni au nom de professionnels de santé.
- Chaque affirmation renvoie à une source datée, citée sur la page.
- Trois niveaux de certitude sont affichés : Établi, Discuté, Légende. Une revendication d'un fabricant est signalée comme telle.
- Quand elles diffèrent, les recommandations internationales sont distinguées de la disponibilité réelle en France.
- Aucune promesse de guérison, aucune garantie de protection absolue : une conformité technique n'est pas une garantie contre la grossesse ou les infections.
- Les contenus de santé sensibles doivent être relus par un professionnel compétent avant leur publication définitive. Tant que cette relecture n'est pas faite, aucune page n'est présentée comme scientifiquement validée.
Publié le 22 octobre 2026, mis à jour le 22 octobre 2026. Sources vérifiées le 22 octobre 2026.
Sources
Consultées le 22 octobre 2026. Les liens mènent à des sites extérieurs. Le numéro entre crochets, dans le texte, renvoie à cette liste.
- Santé publique France, « Journée mondiale de lutte contre le sida 2025 : promouvoir la prévention pour lutter contre la transmission du VIH et des IST » (1er décembre 2025)
- Vidal, « Doxycycline en prévention des IST bactériennes : la HAS précise la cible et les modalités » (6 février 2025)
- UKHSA, « National gonorrhoea vaccination programme using 4CMenB vaccine: frequently asked questions » (mis à jour le 31 juillet 2026)
- Fierce Biotech, « Moderna's reshaping rolls on with 3 more pipeline purges »
- Clinical Therapeutics, « BLUJEPA (gepotidacin) » (2026)
- STAT, « FDA approves Nuzolvence, new pill for gonorrhea » (12 décembre 2025)
- Service-public, « Le vaccin contre les HPV est désormais remboursé »
- OMS, « WHO issues first recommendation on doxycycline post-exposure prophylaxis to help prevent sexually transmitted infections » (28 mai 2026)
- Service-public, « Infections sexuellement transmissibles : un test gratuit à domicile pour les jeunes hommes »
- OMS, fiche « Family planning/contraception methods » (3 juillet 2025)
- Sida Info Service, « Mon test IST, le dépistage facile des IST et du VIH »
- Eurosurveillance, « Ceftriaxone-resistant, multidrug-resistant Neisseria gonorrhoeae with a novel mosaic penA-237.001 gene, France, June 2022 »
- California Department of Public Health, recommandations cliniques sur les deux nouveaux traitements de la gonorrhée urogénitale (15 mai 2026)
- Drugs.com, « FDA Approves Two New Antibiotics, Zoliflodacin and Gepotidacin, to Treat Drug-Resistant Gonorrhea »
- Contagion Live, « Reviewing Recently Approved Antibiotics for Uncomplicated Urogenital Gonorrhea » (2026)
- Science, « New antibiotics for gonorrhea could help beat back drug-resistant infections » (2025)
- Straight Healthcare, « FDA Approves Two New Oral Treatments for Gonorrhea » (janvier 2026)
- Fréquence Médicale, « Gonococcie : augmentation en France des cas de gonorrhée multi résistante »
- Revue sur la doxycycline post-exposition, Infectious Diseases and Therapy, 2025
- Eurosurveillance, « Doxycycline post-exposure prophylaxis (doxyPEP): balancing promise and prudence in the prevention of sexually transmitted infections » (2025)
- ANRS Maladies infectieuses émergentes, « Doxycycline et prévention des IST : nouvelle recommandation »
- Résumé P-722, Open Forum Infectious Diseases (janvier 2026), sur la doxy-PEP dans une clinique de santé sexuelle du Bronx
- HAS, « Papillomavirus (HPV) : le rattrapage vaccinal recommandé chez les femmes et les hommes jusqu'à 26 ans révolus »
- Institut Curie, « La vaccination HPV désormais recommandée en rattrapage jusqu'à 26 ans révolus »
- JIM, « Vaccin anti-méningocoque B : la prévention de la gonorrhée attendra » (18 août 2026)
- ClinicalTrials.gov, essai NCT06033261 (mRNA-1608, herpès génital)
- Résumé P-105, Open Forum Infectious Diseases (janvier 2026), sur le candidat BNT163 contre l'herpès génital
- FDA, « Step 3: Clinical Research »
Pour aller plus loin
Le VIH, la PrEP et l'accès réel en France : VIH, sida et PrEP : ce qui a changé, et l'écart entre recommandations internationales et accès réel en France.
Les méthodes contraceptives et la protection contre les IST : Méthodes contraceptives : ce qui existe, ce qui a changé, ce qui reste incertain.
Les échecs de la recherche, vaccins compris : Innovations abandonnées : ce qui a échoué en recherche, et pourquoi.
Les essais cliniques et leurs phases : Contraception du futur.
Le préservatif, de l'histoire aux innovations : Du boyau de mouton au préservatif du futur.
Vers quel professionnel se tourner : l'outil « Qui consulter ? ».
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Qui écrit ces dossiers : Qui suis-je.
L'auteur dirige une marque de préservatifs, Condomz.com. Les autres marques sont citées comme exemples historiques ou techniques, sans classement ni recommandation.